Séminaire – "Le travail du reste"
Le 13 novembre 2025
- de 16H30 à 18H00
Salle A119 - Bâtiment A - Site Denis Papin
Séminaire conjointement porté par ECLLA et Flora Valadié, maîtresse de conférences en littérature américaine, de l'équipe Transferts Culturels, appartenant au laboratoire Identités culturelles, textes et théâtralité (ICTT), une unité propre de recherche (UPR 4277), d’Avignon Université.
1ère séance - jeudi 13 novembre 2025 de 16h30 à 18 heures, salle A119, site Denis Papin :
- Vincent Gélinas-Lemaire est titulaire d’un doctorat en langues et littérature romanes de l’Université d’Harvard (2015). Professeur agrégé à l’Université de la Colombie-Britannique, ses travaux portent sur la poétique spatiale et les imaginaires de la ruine en littérature française.
Titre de son intervention : Mises au travail : récits de corps dans l'engrenage.
Comment la littérature contemporaine nous parle-t-elle des formes les plus précaires du travail ? L’héritage des établis reste-il sensible dans une France désindustrialisée et externalisée, où les gestes du travail ont été dispersés hors de l’usine ? Nous nous intéresserons aux rapports nécessairement dissonants entre la dépersonnalisation des tâches et le pouvoir de légitimation de l’écriture. Nous porterons particulièrement attention, pour ausculter cette charnière, au problème de la mise en récit des gestes cycliques et de l’ennui, dans des métiers qui incluent ceux du nettoyage, du dépeçage, du déménagement, de la prostitution.
- Sophie Chapuis est titulaire d’un doctorat en littérature américaine et est maîtresse de conférences à l’université Jean Monnet et membre du laboratoire ECLLA. Ses recherches récentes explorent les liens entre littérature et informatique, notamment leur impact sur la création littéraire.
Titre de son intervention : Quand le reste tourne à vide, recontextualiser la poésie conceptuelle américaine.
Cette intervention examinera la production de quelques poètes conceptuels américains qui, depuis ces dernières décennies et l’avènement de l’ère informatique, ont pris acte du tournant informatique entrepris par la littérature et ont intégré pleinement à leurs pratiques d’écriture celles du copier-coller, de l’appropriation, du plagiat. Partant de la poésie conceptuelle, précisément parce qu’elle a intégré au cœur de sa pratique le recyclage de contenus, quels qu’ils soient, nous tenterons de soulever les enjeux éthiques qui y affèrent afin de nous demander si tous les textes peuvent faire l’objet d’une récupération et se voir conférer une valeur poétique. Notre but est de réexaminer l’approche décontextualisée que prône la poésie conceptuelle.
Sophie CHAPUIS
sophie.chapuis @ univ-st-etienne.fr
Localisation

Université Jean Monnet